La chirurgie esthétique ralentit le vieillissement

Comment ralentir le vieillissement ?

La chirurgie esthétique vous « empêche » de vieillir

Explications : Docteur POIGNONEC chirurgien esthétique à Paris. Comment ralentir le vieillissement ?

Dans son livre « Faut-il être beau pour réussir? », Sylvie POIGNONEC chirurgien esthétique s’interroge sur la beauté et raconte des anecdotes sur son expérience professionnelle. Nous lui avons demandé de faire le point sur les techniques anti vieillissement.
La peur de vieillir, de ne plus plaire à l’autre ou d’être sur le banc de touche professionnel face à des collègues qui ont 20 ans de moins, c’est le quotidien de nombreuses personnes.

La chirurgie esthétique propose différentes techniques pour atténuer les outrages du temps. Le chirurgien esthétique français Sylvie POIGNONEC fait le point avec nous.

1. Comment est utilisé l’acide hyaluronique ?

Les traitements non chirurgicaux sont efficaces :

L’acide hyaluronique est utilisé depuis une vingtaine d’années pour combler les rides et les ridules du visage. Les patientes commencent les injections à la trentaine.

L’acide hyaluronique, c’est quoi ?

L’acide hyaluronique est un hydrate de carbone présent dans les tissus de l’organisme.

« C’est un comblement, un volumateur, cela hydrate le visage. Cela permet de traiter des rides déjà constituées. Il est également utilisé chez des gens qui ont des volumes perdus comme des pommettes plates ou des joues creuses. ou chez des personnes qui ont un menton en retrait…

Cela aide à redéfinir le visage. Contrairement au botox®, qui s’injecte dans le muscle, l’acide hyaluronique est injecté en sous-cutané. Il n’est pas seulement utilisé comme antirides, mais aussi pour donner de l’hydratation et de l’éclat au visage.

A partir de quel âge peut-on se faire injecter ?

« On peut commencer à 35 ans, pour des femmes qui ont été beaucoup au soleil, ou des filles qui ont une peau très sèche et déshydratée… À condition de ne pas en mettre trop. »

Combien de temps dure le produit de comblement ?

Durée de comblement : Les effets sont variables selon les personnes : 9, 12 ou 18 mois, à 2 ans. «  Cela dure moins longtemps dans les zones mobiles. »

2. Comme est utilisé la toxine botulique ?

La toxine botulique dite botox® est également utilisé de manière préventive, pour empêcher l’apparition des rides, et également sur des rides existantes.

« Le “botox®” est un relaxant musculaire, explique le Dr POIGNONEC. Il empêche les rides de marquer la peau et devenir définitives.

Le visage est plus détendu, moins agressif. » Pas question de tomber dans l’excès, pour obtenir un visage inexpressif comme l’ont parfois eu certaines actrices.

Pour réduire les rides, où la toxine botulique est-elle injectée ?

La toxine botulique est injectée dans le muscle.

« On l’utilise entre les deux sourcils, au niveau de la ride du lion, autour des paupières, pour diminuer les rides d’expression si on en a trop. Mais on ne peut pas en mettre dans les sillons autour de la bouche car ce n’est pas indiqué », précise la chirurgienne esthétique.

« On peut en mettre dans le peaucier du cou, au niveau des rides que l’on peut avoir dans le cou, pour obtenir un effet d’ovalisation du visage.

Réversible : Les effets du botox® durent environ six mois.

Inoffensif : Même si l’association des mots « toxine botulique » peut inquiéter, il ne faut pas en avoir peur selon la spécialiste.

« On l’a utilisé chez l’enfant dans le traitement oculaire, pour un strabisme, et chez les patients qui souffrent de spasmes nerveux.

L’effet : « Il offre un rajeunissement important. C’est une des premières demandes en médecine esthétique. »

3.Injection de graisse : Le lipofilling, c'est quoi ?

Depuis une dizaine d’année, on pratique également des injections de la propre graisse de la patiente (lipofilling).

À qui est destinée cette technique ?

« C’est une technique excellente car cela redonne de l’éclat. Cela vous donne des facteurs nutritifs dans la peau.

Et cela permet de combler les joues trop creuses ou les pommettes descendues, ainsi que corriger un menton qui est fort en arrière. » On peut adopter ce traitement isolément ou en complément du lifting, cela se fait au cours de l’opération chirurgicale.

Résorption : « Cela tient normalement au moins cinq ans. Mais c’est difficile de garantir une durée d’un patient à l’autre. Cela dépend de nombreux facteurs si le patient prend des médicaments, etc.

4. La chirurgie des paupières : Quand peut-on l'envisager ?

La demande vient souvent vers 40 ans. Dr POIGNONEC : « Parce que les paupières qui tombent, c’est gênant pour se maquiller, ça donne un côté vieillissant. »

La blépharoplastie, c'est quoi ?

« On fait une petite chirurgie sous anesthésie locale pour enlever la peau en excès. » Ça, c’est la blépharoplastie la plus courante. Mis on peut également l’utiliser pour enlever les poches sous les yeux.

« Ça peut être des poches de graisse, ou des poches congénitales. Cela se passe aussi sous anesthésie locale et sans cicatrice, en passant par l’intérieur de l’œil. »

« Dans certains cas avancés, quand la paupière est plus flétrie, on peut aussi enlever de la peau sous la paupière inférieure. À ce moment-là, on a une toute petite cicatrice sous les cils, qui ne se voit pas et disparaît progressivement. »

5. Les liftings :

On ne parle quasiment plus de lifting, mais de « redéfinir l’ovale du visage », explique le chirurgien parisien.

C’est quoi  un lifting?

« On remet en tension les muscles du visage avec de petites cicatrices. On peut le faire sous anesthésie locale ou générale.

Quand on vieillit, au lieu d’avoir un visage ovale, on a un visage qui devient carré dans le bas. Le but de l’intervention, ce n’est pas de tirer sur la peau, comme au début des années 60 : on veut juste redessiner et redonner un bel ovale. » Les cicatrices : elles sont courtes et cachées derrières les oreilles.

Aussi le cou. « On peut avoir un cou qui tombe, un cou de dindon. La chirurgie du cou est efficace dans ce cas.

Pour un double menton chez une personne jeune, une lipoaspiration du menton suffit, mais en revanche, si on a un excès de peau, une peau détendue, il faut retendre les muscles du cou par le lifting et enlever la peau derrière l’oreille, pour tirer tout vers l’arrière. »

6. La lipoaspiration pour homme et pour femme !

« Chez l’homme, elle permet d’enlever la bouée autour de la taille.  Chez la femme, on s’attaque à la culotte de cheval, aux genoux… On peut la faire partout », précise le médecin. « Les nouveautés, c’est qu’on utilise des canules très fines. On utilise parfois une fibre laser pour obtenir une meilleure rétraction de la peau après. » On peut aussi retendre les muscles abdominaux. L’importance des photographies. Lorsqu’elle opère une personne pour un lifting, Sylvie POIGNONEC demande au patient de lui montrer des photos de l’époque où il avait 35 ans. « Il faut revenir à ce qu’on était avant, pour redonner le plus de naturel possible. » Pour une rhinoplastie également, la chirurgienne esthétique demande à la patiente de faire un book avec des photos d’actrices. « Des photos de nez qu’elles aiment, mais aussi des nez qu’elles n’aiment pas. Car je ne suis pas sûre de pouvoir faire ce qu’elles veulent à 100 %. Mais au moins, je suis sûre de ne pas faire quelque chose qu’elle n’aime pas. Si on me dit : “Pas un nez en trompette” ou “pas un nez trop fin”, on évite les risques. Je ne vais pas faire le même nez systématiquement à toutes les femmes. Ce sera vraiment en fonction d’elles, de leur ethnie, de leur envie.

Quelles sont les tendances en chirurgie plastique ?

Quoi de neuf au rayon des prothèses mammaires ?

« La taille, la forme et le gel ont changé.  Les gels sont sécurisés et ils sont beaucoup plus souples : on ne les perçoit pas à la palpation. Les formes peuvent être anatomiques, en forme de poire, au lieu d’avoir des grosses prothèses rondes et dures qui n’ont pas l’air naturelles. Parfois même le gynécologue ne s’aperçoit pas qu’il y a une prothèse… d’autant que les cicatrices sont toutes petites. La durée de vie moyenne est de 10 à 15 ans, parfois plus. On peut contrôler la prothèse par mammographie, échographie et en cas de doute, avec des IRM.

Les standards de beauté ne sont pas les mêmes qu' aux USA :

Si l’Europe n’est pas à la traîne par rapport aux États-Unis, au niveau technique les standards de beauté sont différentes de ce côté de l’Atlantique. « On n’aime pas les visages poupins, un peu Barbie. Il y a des critères de sophistication différents : on veut des nez naturels, des liftings pas trop tendus… On veut que ça ne se voie pas, qu’elles n’aient pas l’air de sortir de mon cabinet. »

Il n’y a pas eu d’effet KARDASHIAN, même si la chirurgie des fesses est aussi pratiquée en France. « Il y a plusieurs solutions pour les fesses. Soit l’acide hyaluronique, en grosses particules, ça s’appelle le Macrolane.

Ce sont des produits qui se résorbent en deux ans. On peut aussi réinjecter la propre graisse du patient ou mettre des prothèses de fesse en silicone, que l’on installe dans la partie supérieure externe.

La vaginoplastie n’est pas taboue !

« Pour rajeunir le vagin, en France, on fait des injections d’acide hyaluronique. On peut faire aussi de la rééducation, ou la chirurgie du vagin pour resserrer les muscle. Moi, je ne fais pas cette chirurgie du vagin pour resserrer les muscles. En revanche, on peut pratiquer la labioplastie pour des petites lèvres un peu trop longues, qui dépassent. »

Source de l’article : L’Avenir | Propos recueillis par Anne SANDRONT journaliste

Dr. Sylvie POIGNONEC chirurgien plasticien et esthétique au Centre Médical Esthétique Parisien
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