Reconstruction mammaire

Explications : Docteur POIGNONEC chirurgien esthétique à Paris

Reconstruction mammaire : Animation 3D avec narration à titre informatif Crédit vidéo : blausen

Qu’est-ce que la reconstruction mammaire?

Ce sein est le mien ! Si la reconstruction mammaire donne d’excellents résultats, elle n’en demeure pas moins une « réparation ». Et le nouveau sein, un sein « artificiel » !

Bien que la patiente retrouve son identité corporelle et sa confiance en elle, elle doit dorénavant l’accepter et vivre avec. Ce qui génère tout un travail d’appropriation de ce «nouveau sein» sans lequel l’intervention, aussi parfaite soit-elle, serait un échec ! La reconstruction d’un sein après son amputation (la mastectomie ou mammectomie) est sans doute l’opération la plus fréquente en matière de chirurgie réparatrice. Elle est parfaitement maîtrisée et fait partie intégrante du traitement…

La méthode la plus simple et la plus courante reste la reconstruction mammaire par prothèse si la qualité de la peau et du muscle pectoral sous-jacent le permet. Lorsque la quantité de peau est insuffisante pour couvrir la prothèse permanente, on pose une prothèse temporaire que l’on gonfle progressivement afin d’obtenir un excès de peau qui sera parfait pour recouvrir la prothèse permanente.

Cette technique est semblable aux effets d’une grossesse où la croissance du fœtus génère un excès de peau sur le ventre. S’il manque de la peau, il faut faire appel aux techniques de lambeaux musculo-cutanés (grand dorsal ou grand droit); ces techniques relativement invasives sont parfois nécessaires pour reconstruire un sein harmonieusement. La construction de l’aréole se fait en deux temps ultérieurement.

Pour qui?

La reconstruction mammaire est prévue pour toutes les femmes qui, après une ablation du sein, ne veulent pas se satisfaire de l’utilisation d’une prothèse externe. La reconstruction reste avant tout un choix très personnel…

Pourquoi?

Une demande de reconstruction mammaire après une mastectomie est légitime mais non obligatoire. Elle est hélas nécessaire dans certaines formes de cancer du sein. Cette intervention est prise en charge par l’assurance maladie.

Avant la reconstruction mammaire :

Le moment de la reconstruction constitue un choix important ! Elle peut se faire en même temps que l’ablation du sein ou après, c’est-à-dire à la fin du traitement. La patiente doit également réfléchir si elle souhaite que le chirurgien intervienne sur l’autre sein par souci d’harmonie. Mais en général, le médecin propose de remodeler le sein opposé quand cela est nécessaire… Un bilan préopératoire doit être réalisé.
Le médecin anesthésiste doit être vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention. Une mammographie et/ou une échographie de l’autre sein sont demandées si le dernier examen de contrôle n’est pas assez récent. Aucun médicament contenant de l’aspirine ne doit être pris dans les 10 jours précédant l’intervention. S’il n’est pas spécialement prescrit, le port de bas de contention est souhaitable d’avant l’intervention jusqu’à la sortie de l’établissement afin d’éviter la phlébite. L’arrêt du tabac est indispensable – au risque, sinon, d’entraîner un retard ou une absence de cicatrisation. Éviter le vapotage si les liquides de votre cigarette électronique contiennent de la nicotine qui est vasoconstricteur et même en l’absence de goudron.
Vous devrez être à jeun six heures avant l’intervention, ne rien manger et ne rien boire. Comme plusieurs techniques d’intervention sont possibles (en fonction des cas), celle qui est retenue aura été définie en concertation avec l’équipe médicale.

Pendant la reconstruction mammaire :

L’intervention, qui se fait sous anesthésie générale classique, consiste à mettre en place une prothèse interne le plus souvent sous la peau et le muscle pectoral. Elle peut durer une à deux heures. Avant de quitter le bloc opératoire, un pansement modelant est confectionné par des bandes élastiques en forme de soutien-gorge.

Et après?

L’hospitalisation dure plusieurs jours. La sortie est tributaire du retrait du drain. En général, les suites opératoires qui sont assez douloureuses pendant quelques jours peuvent nécessiter la prise de puissants antalgiques. D’autres, moins puissants, sont prescrits à la demande pour une quinzaine de jours.

Au-delà, une douleur persistante doit faire l’objet d’un examen par le chirurgien. Œdème et ecchymoses sont fréquents. Une gêne à l’élévation du bras ne nécessite pas forcément une rééducation, sauf si un curage ganglionnaire a été réalisé dans le même temps.

Si des complications sont peu fréquentes dans ce type d’intervention, elles peuvent néanmoins exister. A l’instar d’une infection, d’une nécrose de la peau, du déplacement de l’implant, de la formation d’une coque contractile, ou autre. Mais en choisissant un chirurgien plasticien compétent et qualifié, formé à ce type d’intervention, la patiente limite au maximum ces risques sans toutefois les supprimer complètement. Le port du soutien-gorge est obligatoire 24h/24 pendant plusieurs semaines.

Les pansements doivent être réalisés régulièrement. Si une convalescence de deux à trois semaines est envisagée, il est conseillé d’attendre un mois ou deux avant de reprendre une activité sportive.

Ce qu’il faut savoir sur la reconstruction mammaire :

  • Il est malheureusement impossible de reconstituer un sein parfaitement symétrique à l’autre avec une prothèse… Il persistera toujours une certaine asymétrie comme celle de la base du sein qui ne sera jamais parfaitement identique ; celle de la forme également : lorsque la patiente est allongée, la prothèse ne s’étale pas comme un sein normal. Et à la palpation, la prothèse sera perçue à cause de la faible épaisseur des tissus de recouvrement.
  • Aucune prothèse ne peut être considérée comme implantée à vie ! En effet, une prothèse vieillit et sa durée de vie est forcément limitée. Les cicatrices ? Elles font l’objet d’une surveillance attentive ! Au cours des premiers mois suivant l’opération, elles prennent un aspect rosé et gonflé. Avec le temps, elles deviennent de moins en moins visibles. Lorsque la patiente cicatrise moins bien qu’une autre, celles-ci peuvent parfois présenter un aspect disgracieux et nécessiter un traitement spécifique.

SOURCE RECONSTRUCTION MAMMAIRE :

Meilleur extrait du livre « La chirurgie esthétique, les solutions et les conseils de mon chirurgien » © Éditions Ambre | L'auteur : Dr. Sylvie POIGNONEC - Chirurgien Plasticien et Esthétique, situé en plein cœur de Paris, spécialisé en chirurgie plastique, esthétique & reconstructrice"

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